Rédigé par Alvyn Severien, en collaboration avec l'équipe scientifique Montaigne Nutrition. Dernière mise à jour : 28 février 2026
Cet article a été revu par une diététicienne nutritionniste diplômée de l'équipe Longévité. Il s'appuie sur 10 études cliniques publiées dans des revues médicales internationales. Temps de lecture : ~15 min.
L'essentiel en 30 secondes
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La cétose, c'est quand votre corps brûle ses graisses au lieu du sucre pour produire de l'énergie. C'est un mécanisme naturel, pas un régime à la mode.
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Résultats prouvés : perte de 3,8 à 7,8 kg en moyenne (méta-analyse de 14 essais cliniques), avec préservation de la masse musculaire et réduction des fringales.
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Foie gras (stéatose) : la cétose réduit la graisse hépatique de 31 à 42 % en 2 à 6 semaines selon les études - alors qu'aucun médicament n'est approuvé pour cette pathologie qui touche 1 Français sur 5.
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Cétose ≠ acidocétose. La cétose nutritionnelle (0,5-3 mmol/L) est sûre et maîtrisée. L'acidocétose diabétique (>10 mmol/L) est une urgence vitale qui concerne quasi-exclusivement les diabétiques de type 1.
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La clé : un encadrement médical et un apport protéique suffisant (1,2-1,5 g/kg/jour). C'est exactement ce que propose le protocole Longévité.
📋 Dans cet article
- Qu'est-ce que la cétose ?
- Comment fonctionne la cétose dans le corps ?
- Les bienfaits prouvés de la cétose pour la perte de poids
- Cétose et stéatose hépatique : effets sur le foie gras
- Cétose et acidocétose : une confusion fréquente à lever
- Comment savoir si vous êtes en cétose ?
- Pourquoi la méthode Longévité utilise la cétose ?
- Comment activer la cétose en toute sécurité ?
Vous avez peut-être entendu parler de la cétose dans des régimes à la mode ou chez certains professionnels de santé. Chez Longévité, nous ne l'utilisons pas comme une tendance, mais comme un levier métabolique puissant, maîtrisé, encadré et scientifiquement validé.
La cétose, lorsqu'elle est bien induite et accompagnée, peut transformer profondément votre rapport à l'alimentation, favoriser une perte de poids ciblée sur la masse grasse, stabiliser votre énergie et réduire naturellement les fringales.
Mais de quoi s'agit-il exactement ? Est-ce réellement efficace ? Et surtout : est-ce adapté à tout le monde ?
Dans cet article, nous vous proposons une explication claire, rigoureuse et fondée sur la science, pour comprendre la cétose et savoir pourquoi elle est au cœur de la méthode Longévité.

Qu'est-ce que la cétose ?
La cétose est un état métabolique naturel dans lequel le corps, privé de sa source habituelle d'énergie - le glucose - se met à puiser dans ses réserves de graisses pour produire de l'énergie.
Concrètement, lorsque l'apport en glucides (pain, pâtes, sucre, féculents) chute en dessous d'environ 20 à 50 grammes par jour pendant plusieurs jours consécutifs, l'organisme épuise ses réserves de glycogène hépatique et musculaire. Le foie commence alors à transformer les acides gras en molécules appelées corps cétoniques (acétoacétate, bêta-hydroxybutyrate et acétone), qui servent de carburant alternatif au glucose pour le cerveau, le cœur, les muscles et la plupart des organes.
Ce basculement métabolique n'a rien d'anormal : c'est un mécanisme de survie inscrit dans notre biologie depuis des centaines de milliers d'années. Nos ancêtres entraient naturellement en cétose lors des périodes de jeûne ou de disette, entre deux chasses ou deux récoltes. L'épilepsie résistante aux médicaments est d'ailleurs traitée par régime cétogène depuis les années 1920, ce qui illustre la robustesse de ce mécanisme (Wilder, 1921).
💡 Le saviez-vous ?
Le cerveau consomme environ 120 grammes de glucose par jour en temps normal. En cétose, les corps cétoniques peuvent couvrir jusqu'à 60 à 75 % de ces besoins énergétiques cérébraux, le reste étant assuré par la néoglucogenèse hépatique (Owen et al., 1967 ; Cahill, 2006).
Comment fonctionne la cétose dans le corps ?
Le passage en cétose se déroule en plusieurs étapes physiologiques précises :
Étape 1 - Épuisement du glycogène (24 à 48 heures) Quand vous réduisez fortement votre consommation de glucides, le corps utilise d'abord ses réserves de glycogène stockées dans le foie (environ 100 g) et dans les muscles (environ 400 g). Cette phase s'accompagne d'une perte d'eau significative car chaque gramme de glycogène retient environ 3 grammes d'eau.
Étape 2 - Activation de la lipolyse Une fois le glycogène épuisé, le taux d'insuline baisse significativement. Cette chute d'insuline libère l'accès aux réserves de graisses corporelles : les adipocytes (cellules graisseuses) libèrent des acides gras dans la circulation sanguine pour être utilisés comme source d'énergie.
Étape 3 - Production des corps cétoniques par le foie Les acides gras sont acheminés vers le foie, où ils sont transformés en corps cétoniques par un processus appelé cétogenèse. L'acétyl-CoA issu de la bêta-oxydation des acides gras est converti en acétoacétate, puis en bêta-hydroxybutyrate - le principal corps cétonique circulant.
Étape 4 - Utilisation des cétones comme carburant Les corps cétoniques sont distribués via la circulation sanguine vers le cerveau, le cœur et les muscles, où ils sont convertis en énergie dans les mitochondries. Le cerveau, qui ne peut pas utiliser directement les acides gras, trouve dans les cétones une source d'énergie particulièrement efficace.
Ce que dit la science : Phinney et Volek (2011) ont démontré dans leurs travaux de référence que la cétose nutritionnelle bien conduite réduit significativement la masse grasse tout en préservant la masse musculaire. Une méta-analyse de 14 essais cliniques randomisés publiée dans Nutrition & Diabetes (2020) a confirmé une perte de poids moyenne de 3,8 à 7,8 kg sous régime cétogène par rapport aux régimes comparateurs, sur des périodes de 4 semaines à 12 mois (Yuan et al., 2020). Plus récemment, une umbrella review de 17 méta-analyses (68 essais cliniques) publiée dans BMC Medicine (Patikorn et al., 2023) a identifié des preuves de haute qualité pour la réduction des triglycérides et la fréquence des crises épileptiques sous régime cétogène.
Les bienfaits prouvés de la cétose pour la perte de poids

Contrairement aux régimes hypocaloriques classiques, qui réduisent les calories de manière uniforme et entraînent souvent fatigue, frustration et perte musculaire, la cétose agit en profondeur sur le métabolisme. Voici les principaux bienfaits documentés par la recherche scientifique :
Perte de masse grasse ciblée. Le corps utilise directement ses réserves de graisses comme carburant principal. Plusieurs études montrent une réduction préférentielle de la graisse viscérale (la graisse abdominale profonde, métaboliquement la plus dangereuse) par rapport aux régimes faibles en graisses (Volek et al., 2009 ; Goss et al., 2020).
Préservation de la masse musculaire. Grâce à un apport protéique adapté - comme c'est le cas dans la méthode Longévité - la cétose permet de maigrir en préservant la masse maigre, un avantage décisif par rapport aux régimes très restrictifs classiques.
Satiété prolongée et réduction des fringales. Les corps cétoniques ont un effet anorexigène naturel : ils agissent sur les hormones de la faim (réduction de la ghréline) et de la satiété (augmentation du GLP-1 et du peptide YY). Résultat : la faim diminue naturellement, sans effort de volonté (Gibson et al., 2015).
Énergie stable et clarté mentale. Contrairement au glucose, dont les fluctuations provoquent les fameux « coups de pompe » d'après-repas, les cétones fournissent une énergie constante et régulière au cerveau. De nombreux patients rapportent une amélioration de la concentration et de la clarté mentale en cétose.
Amélioration de la sensibilité à l'insuline. La restriction glucidique réduit mécaniquement la sécrétion d'insuline, ce qui améliore la sensibilité cellulaire à cette hormone. C'est un effet particulièrement bénéfique pour les personnes présentant un syndrome métabolique, un prédiabète ou un diabète de type 2 (Yuan et al., 2020).
Réduction des triglycérides sanguins. Plusieurs méta-analyses ont montré de manière convergente que les régimes cétogènes réduisent significativement le taux de triglycérides sanguins, un facteur de risque cardiovasculaire majeur (Patikorn et al., 2023).
Vous souhaitez bénéficier de ces effets avec un encadrement professionnel ? La méthode Longévité est conçue pour activer la cétose de façon progressive et sécurisée.
Découvrir nos programmes →Cétose et stéatose hépatique : effets sur le foie gras
C'est l'un des bénéfices les plus prometteurs et les moins connus de la cétose : son effet sur la stéatose hépatique, communément appelée « maladie du foie gras » ou MASLD (Metabolic dysfunction-Associated Steatotic Liver Disease, nouvelle dénomination internationale depuis 2023).
Qu'est-ce que la stéatose hépatique ?
La stéatose hépatique désigne une accumulation excessive de graisses (triglycérides) dans les cellules du foie. Elle touche aujourd'hui environ 1 Français sur 5, et jusqu'à 25 % de la population mondiale selon les estimations récentes. La stéatose est étroitement liée au surpoids, au syndrome métabolique et à la résistance à l'insuline. Non traitée, elle peut évoluer vers une inflammation du foie (stéato-hépatite), une fibrose, voire une cirrhose.
Le problème : il n'existe aujourd'hui aucun traitement médicamenteux approuvé spécifiquement pour la stéatose hépatique. Les seules recommandations validées sont d'ordre diététique : perte de poids (une réduction de 5 à 10 % du poids corporel suffit généralement à améliorer significativement la stéatose) et modification des habitudes alimentaires.
Pourquoi la cétose est un levier pertinent contre la stéatose
La cétose agit sur la stéatose hépatique par plusieurs mécanismes complémentaires :
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Réduction de la lipogenèse de novo. L'excès de glucides (et en particulier de fructose) est converti en graisses par le foie, un processus appelé lipogenèse de novo. En réduisant drastiquement l'apport en glucides, la cétose coupe cette voie d'accumulation de graisses hépatiques à la source.
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Stimulation de la bêta-oxydation hépatique. En cétose, le foie est « reprogrammé » pour brûler les acides gras plutôt que pour les stocker. Les triglycérides hépatiques sont mobilisés et convertis en corps cétoniques exportés vers les autres organes.
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Amélioration de la sensibilité à l'insuline. La résistance à l'insuline est le principal moteur de la stéatose. En la réduisant, la cétose s'attaque à la cause même du problème.
Ce que disent les études scientifiques
Les résultats des études cliniques sur la cétose et la stéatose sont particulièrement encourageants :
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Browning et al. (2011), dans une étude publiée dans l'American Journal of Clinical Nutrition, ont montré qu'un régime pauvre en glucides réduisait les triglycérides hépatiques de 42 % en seulement 2 semaines, contre 2 % pour un régime hypocalorique classique à apport glucidique normal.
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Luukkonen et al. (2020), dans PNAS, ont démontré qu'un régime cétogène isocalorique de 6 jours réduisait la graisse hépatique de 31 % en diminuant la lipogenèse de novo et en augmentant l'oxydation des acides gras.
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Une étude publiée dans le Journal of Obstetrics and Gynaecology Research (2021) a rapporté une résolution de la stéatose chez la majorité des participantes après 12 semaines de régime cétogène.
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Un essai clinique de 12 semaines publié dans le Journal of Hepatology a montré qu'un régime pauvre en glucides et riche en lipides était significativement plus efficace que les recommandations diététiques standard pour réduire la graisse hépatique.
Important : Si vous présentez une stéatose hépatique diagnostiquée, la mise en place d'une approche cétogène doit être supervisée par un professionnel de santé, en particulier en cas de stéato-hépatite (NASH) ou de fibrose hépatique avancée.
Cétose et acidocétose : une confusion fréquente à lever
C'est la question la plus posée - y compris par certains professionnels de santé : « La cétose, ce n'est pas dangereux ? Ce n'est pas la même chose que l'acidocétose ? »
La réponse est catégorique : non, ce sont deux états radicalement différents.
La cétose nutritionnelle : un état physiologique normal
En cétose nutritionnelle, le taux de corps cétoniques dans le sang se situe entre 0,5 et 3 mmol/L. L'insuline, même sécrétée à faible dose, suffit à réguler la production de cétones et à maintenir le pH sanguin dans une fourchette parfaitement normale (7,35 à 7,45). C'est un état métabolique contrôlé, que le corps humain est parfaitement équipé pour gérer.
L'acidocétose diabétique : une urgence médicale
L'acidocétose diabétique (ACD) est une complication grave qui survient presque exclusivement chez les personnes atteintes de diabète de type 1 (et très rarement chez certains diabétiques de type 2). Dans ce cas, l'absence quasi totale d'insuline empêche toute régulation : les corps cétoniques s'accumulent de manière incontrôlée dans le sang (souvent au-delà de 10 à 25 mmol/L, soit 10 fois plus qu'en cétose nutritionnelle), rendant le sang acide (pH inférieur à 7,30). C'est une urgence médicale qui nécessite une hospitalisation immédiate.
Les différences en un coup d'œil
| Cétose nutritionnelle | Acidocétose diabétique | |
| Corps cétoniques | 0,5 – 3 mmol/L | > 10 – 25 mmol/L |
| pH sanguin | Normal (7,35 – 7,45) | Acide (< 7,30) |
| Insuline | Basse mais présente | Absente ou quasi absente |
| Glycémie | Normale ou basse | Très élevée (> 250 mg/dL) |
| Population concernée | Tout adulte en bonne santé | Diabétiques de type 1 (principalement) |
| Dangerosité | Aucune (état naturel) | Urgence vitale |
En résumé : La cétose est une adaptation métabolique naturelle. L'acidocétose est un dysfonctionnement métabolique. Chez une personne non diabétique de type 1, entrer en cétose nutritionnelle via un jeûne protéiné encadré ne présente aucun risque d'acidocétose.
Comment savoir si vous êtes en cétose ?

Il existe trois méthodes principales pour vérifier l'état de cétose :
Les bandelettes urinaires (Ketostix). Méthode la plus simple et la moins coûteuse. Elles détectent l'acétoacétate dans les urines. Fiables en début de cétose, elles deviennent moins précises au fil des semaines car le corps s'adapte et utilise les cétones plus efficacement (il en élimine donc moins dans les urines). Le meilleur moment pour tester : le matin à jeun.
Le lecteur de cétonémie capillaire. C'est la méthode de référence : une goutte de sang au bout du doigt permet de mesurer le taux de bêta-hydroxybutyrate sanguin. Un taux entre 0,5 et 3 mmol/L confirme la cétose nutritionnelle. C'est la mesure la plus fiable et la plus précise.
Les signes cliniques. En pratique, plusieurs indices indiquent que vous êtes entré(e) en cétose : une haleine légèrement fruitée ou métallique (due à l'acétone expiré), une diminution marquée de l'appétit, une énergie stable sans les fluctuations habituelles, et une sensation de clarté mentale accrue.
Pourquoi la méthode Longévité utilise la cétose ?
La méthode Longévité utilise le jeûne protéiné encadré pour activer la cétose de manière progressive et contrôlée, dès la Phase 1. Contrairement à un régime cétogène classique (très riche en lipides), l'approche Longévité privilégie un apport protéique de haute qualité, suffisant pour préserver la masse musculaire, avec une restriction simultanée des glucides et des lipides alimentaires. C'est cette combinaison qui force l'organisme à puiser directement dans ses réserves de graisses corporelles.
Cette approche se distingue des régimes cétogènes classiques par plusieurs avantages :
Pas de carences grâce aux compléments alimentaires spécifiquement formulés (vitamines, minéraux, électrolytes) pour accompagner la Phase 1.
Pas de fonte musculaire grâce à un apport protéique calibré à hauteur de 1,2 à 1,5 g de protéines par kilo de poids idéal par jour, réparti sur 5 à 6 prises quotidiennes (sachets Longévité).
Pas de rigidité grâce à une structure claire, avec un programme en deux phases progressives : Phase 1 (cétose active et perte de poids rapide) puis Phase 2 (réintroduction alimentaire progressive et stabilisation).
Un encadrement possible avec un suivi personnalisé en boutique ou par un professionnel de santé partenaire si nécessaire.
Conseil Longévité : Commencez par définir votre poids cible avec un professionnel. C'est la base pour calculer vos besoins protéiques quotidiens et le nombre de sachets nécessaires pour déclencher efficacement la cétose tout en protégeant votre masse musculaire.
Comment activer la cétose en toute sécurité ?

Voici les 5 leviers essentiels pour entrer en cétose sereinement avec la méthode Longévité :
1. Supprimer les glucides rapides. Pain, pâtes, riz, pommes de terre, sucre, fruits sucrés, alcool et boissons sucrées sont à éliminer pendant la Phase 1. C'est la condition indispensable pour que le corps bascule vers l'utilisation des graisses.
2. Apporter suffisamment de protéines. 5 à 6 sachets Longévité par jour selon votre profil, répartis tout au long de la journée (petit-déjeuner, collation, déjeuner, goûter, dîner). Cet apport protéique est essentiel pour préserver la masse musculaire et maintenir le métabolisme de base.
3. Boire abondamment. 1,5 à 2 litres d'eau par jour minimum. L'hydratation est d'autant plus importante en cétose que le corps élimine davantage d'eau et d'électrolytes. Eau plate, thé, café sans sucre, bouillon sont recommandés.
4. Manger des légumes autorisés à volonté. Les légumes verts et les légumes pauvres en glucides (salade, concombre, courgette, épinards, haricots verts, brocoli, chou-fleur) apportent les fibres, les vitamines et les minéraux nécessaires au bon fonctionnement de l'organisme.
5. Privilégier une activité physique douce. Marche, yoga, étirements sont recommandés en Phase 1. L'activité intense est à éviter les premiers jours le temps que le corps s'adapte. L'intensité pourra augmenter progressivement en Phase 2.
Les erreurs à éviter absolument
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Ne pas consommer assez de protéines = fatigue accrue, fonte musculaire, ralentissement du métabolisme.
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Ne pas boire assez d'eau = maux de tête, constipation, crampes musculaires (liées à la perte d'électrolytes).
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Improviser un régime cétogène seul = risques de déséquilibres nutritionnels, de carences en micronutriments et d'abandon prématuré.
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Consommer des lipides en excès = dans le cadre d'un jeûne protéiné, l'objectif est que les lipides viennent de vos réserves corporelles, pas de votre assiette.
Ce qu'il faut retenir
La cétose est un mécanisme naturel, puissant et sûr lorsqu'il est bien accompagné.
Elle constitue le cœur de la méthode Longévité, et vous aide à retrouver votre équilibre corporel durablement.
Chez Longévité, nous croyons en une approche encadrée, scientifique et bienveillante de la nutrition.
La cétose n'est pas un objectif en soi : c'est un outil pour retrouver votre équilibre — en toute sérénité.
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Questions fréquentes
Quelle est la différence entre cétose et jeûne ?
La cétose est un état métabolique ; le jeûne est une pratique alimentaire. Le jeûne (qu'il soit total ou protéiné) est l'un des moyens d'induire la cétose. Avec la méthode Longévité, le jeûne protéiné permet d'atteindre la cétose tout en maintenant un apport protéique suffisant pour protéger la masse musculaire.
Combien de temps faut-il pour entrer en cétose ?
En général, entre 2 et 4 jours selon votre métabolisme, votre niveau d'activité physique et votre consommation antérieure de glucides. La transition peut s'accompagner de symptômes temporaires (fatigue, maux de tête, irritabilité) souvent appelés « grippe cétogène », qui disparaissent généralement en 3 à 5 jours.
La cétose est-elle dangereuse ?
Non, la cétose nutritionnelle est un état physiologique naturel, parfaitement sûr pour les personnes en bonne santé. Elle ne doit pas être confondue avec l'acidocétose diabétique, qui est une complication grave concernant quasi exclusivement les diabétiques de type 1. Un encadrement par un professionnel de santé est néanmoins recommandé, en particulier en cas de pathologie préexistante.
Puis-je faire du sport en cétose ?
Oui, mais privilégiez une activité douce en Phase 1 (marche, yoga, étirements). Le corps a besoin de quelques jours à quelques semaines pour devenir pleinement « céto-adapté » et utiliser efficacement les cétones à l'effort. L'intensité sportive pourra augmenter progressivement en Phase 2.
La cétose peut-elle aider en cas de stéatose hépatique (foie gras) ?
Oui, les études scientifiques montrent des résultats très encourageants. La restriction des glucides réduit la lipogenèse de novo (la fabrication de graisses par le foie) et stimule l'oxydation des graisses hépatiques. Des réductions de 30 à 42 % des triglycérides hépatiques ont été rapportées en quelques semaines seulement. Si vous avez une stéatose diagnostiquée, consultez votre médecin avant de commencer.
Comment savoir si je suis en cétose ?
Trois méthodes existent : les bandelettes urinaires (Ketostix, en pharmacie), le lecteur de cétonémie capillaire (mesure sanguine, méthode la plus précise) et les signes cliniques (haleine fruitée, diminution de l'appétit, énergie stable). En cétose nutritionnelle, le taux de bêta-hydroxybutyrate sanguin se situe entre 0,5 et 3 mmol/L.
La cétose fait-elle perdre du muscle ?
Pas si l'apport en protéines est suffisant. C'est précisément l'avantage du jeûne protéiné utilisé dans la méthode Longévité : l'apport protéique quotidien (1,2 à 1,5 g par kilo de poids idéal) permet de préserver la masse musculaire tout en perdant de la masse grasse.
Quelles sont les contre-indications à la cétose ?
Le protocole cétogène est déconseillé ou nécessite un suivi médical strict en cas de : diabète de type 1, insuffisance rénale ou hépatique sévère, grossesse ou allaitement, troubles du comportement alimentaire actifs, lithiases biliaires, pancréatite, traitement antiépileptique, et certains déficits enzymatiques rares (déficit en carnitine palmitoyltransférase, déficit en pyruvate carboxylase). Cette liste n'est pas exhaustive. En cas de doute, consultez votre médecin.
La cétose provoque-t-elle une augmentation du cholestérol ?
Les études montrent des résultats nuancés. Le taux de HDL-cholestérol (le « bon » cholestérol) augmente généralement, les triglycérides diminuent significativement, et le LDL-cholestérol peut augmenter transitoirement chez certaines personnes. Toutefois, des recherches récentes suggèrent que cette augmentation concerne principalement les particules de LDL de grande taille (moins athérogènes). Un suivi biologique est recommandé.
Peut-on rester en cétose longtemps ?
La Phase 1 de la méthode Longévité est conçue comme une phase active et limitée dans le temps, suivie d'une Phase 2 de réintroduction progressive. L'objectif n'est pas de rester en cétose indéfiniment, mais d'utiliser ce levier métabolique le temps nécessaire pour atteindre votre objectif de poids, puis de stabiliser vos résultats grâce à une alimentation équilibrée.
Références scientifiques
- Phinney SD, Volek JS. The Art and Science of Low Carbohydrate Living. Beyond Obesity LLC, 2011. Ouvrage de référence ISBN 9780983490708.
- Owen OE, Morgan AP, Kemp HG, Sullivan JM, Herrera MG, Cahill GF Jr. Brain metabolism during fasting. J Clin Invest. 1967;46(10):1589-1595. DOI: 10.1172/JCI105650
- Cahill GF Jr. Fuel metabolism in starvation. Annu Rev Nutr. 2006;26:1-22. DOI: 10.1146/annurev.nutr.26.061505.111258
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- Volek JS, Phinney SD, Forsythe CE, et al. Carbohydrate restriction has a more favorable impact on the metabolic syndrome than a low fat diet. Lipids. 2009;44(4):297-309. DOI: 10.1007/s11745-009-3282-5
- Yuan X, Wang J, Yang S, et al. Effect of the ketogenic diet on glycemic control, insulin resistance, and lipid metabolism in patients with T2DM. Nutr Diabetes. 2020;10:38. DOI: 10.1038/s41387-020-00142-z
- Patikorn C, Saidoung P, Pham T, et al. Effects of ketogenic diet on health outcomes: umbrella review of meta-analyses. BMC Med. 2023;21(1):196. DOI: 10.1186/s12916-023-02874-y
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- Luukkonen PK, Dufour S, Lyu K, et al. Effect of a ketogenic diet on hepatic steatosis and hepatic mitochondrial metabolism in nonalcoholic fatty liver disease. Proc Natl Acad Sci USA. 2020;117(13):7347-7354. DOI: 10.1073/pnas.1922344117
- Goss AM, Dowla S, Pendergrass M, et al. Effects of a carbohydrate-restricted diet on hepatic lipid in adolescents with NAFLD. J Pediatr. 2020;220:150-157. DOI: 10.1016/j.jpeds.2020.03.081
Avertissement médical
Cet article est fourni à titre informatif et éducatif. Il ne constitue pas un avis médical et ne remplace en aucun cas une consultation avec un professionnel de santé qualifié. Avant de commencer un régime cétogène, un jeûne protéiné ou tout changement significatif de votre alimentation, consultez votre médecin traitant, en particulier si vous souffrez de diabète, de maladie rénale, de maladie hépatique, de troubles du comportement alimentaire ou de toute autre pathologie chronique.



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